Hôpital HENRI MONDOR, de l’Hôtel-Dieu à l’AP-HP

La présence de l’Assistance Publique à Créteil remonte à la seconde moitié du 15ème siècle, lorsque Etienne Laisné, Seigneur de La Queue, lègue ses biens fonciers à l’Hôtel-Dieu de Paris.  Alors transformés en « grande ferme » ils permettent la subsistance des malades de l’Hôtel Dieu. Cette ferme accueillait aussi des vagabonds pour un quignon de pain ou le confort d’une botte de paille, et si des soins médicaux étaient nécessaires le patient était transporté en charrette jusqu’à l’Hôtel-Dieu (Cf.illustration). La plupart des parcelles cultivées ont disparu sous le béton d’une urbanisation galopante. Les Grands Champs ont donné asile à 3 établissements hospitaliers, l’Hôpital Intercommunal, Albert Chenevier et Henri Mondor.

La construction d’Henri Mondor sera décidée dans le cadre de la Loi de réforme hospitalière de Michel Debré en 1958.

L’Hôpital sera construit en 1969, 500 ans après la cession des terrains, par les architectes Lafon et Riedberger. C’est un hôpital « bloc », à plusieurs niveaux quelques petites annexes et une passerelle de connexion avec l’Université. Cet hôpital de court-séjour de 958 lits a triple vocation : soins, enseignement (fac de médecine et IFSI) et recherche (INSERM/CNRS). Il est aussi le siège du SAMU 94 et du SMUR et possède héliport et hélicoptère en propre, seul hôpital d’IDF à en posséder un. Le nom de Henri Mondor lui sera donné sur intervention personnelle de J.M Jeanneney, alors ministre des Affaires Sociales. (Voir mini bio H.Mondor en annexe). Il sera regroupé avec l’hôpital A.Chenevier et totalement intégré au tissu urbain en 1973 grâce à la prolongation de la ligne 8 du métro.

André Malraux et Charles Trenet y ont rendu leur dernier soupir.

De nombreuses expos y sont organisées chaque année, espace Nelly Rotman, clin d’œil à la facette « artiste » de celui dont il porte le nom.

L’hôpital Henri Mondor est au 2ème rang des hôpitaux de l’AP-HP, derrière La Pitié-Salpêtrière.

 

Petite bio non exhaustive d’Henri Mondor

Illustre professeur-chirurgien, Homme de Lettres et artiste (1885-1962)

1913 : il obtient la médaille  d’or de chirurgie pour un mémoire sur le cancer du rectum. Pendant la 1ère guerre mondiale il sera brancardier, médecin, aide major et chirurgien. Il y apprendra beaucoup et prendra goût à la poésie et à la chirurgie pendant ses campagnes.

En 1926 il entre à l’Académie de Chirurgie puis à l’Académie de Médecine en 1945. En 1947 il entre à l’Académie Française puis est élu à l’Académie des Sciences en 1961. Il quitte son service à La Salpêtrière en 1955 et meurt en 1962 à l’hôpital Américain de Neuilly.

 

L’INSERM et ISTEM

Principales recherches : l’athérosclérose et le métabolisme des lipoprotéines, anémies et maladies du sang, pharmacologie et physiopathologie hépatiques, cardiopathies, néphropathies et affections pulmonaires, immuno-hématologie et onco-dermatologie (maintenant à St Louis), maladies héréditaires et cellules souches, neurobiologie et psychiatrie génétique. L’ISTEM est le plus grand laboratoire français dédié aux cellules souches pluripotentes humaines.